A propos de Pascal Faucon

Vous pourrez découvrir mon histoire professionnelle à travers mon profil LinkedIn en m’ajoutant à votre réseau (n’hésitez pas à le faire). Dans ce “A propos” il s’agit donc ici plus de partager avec le lecteur le projet qui inspire mon parcours professionnel depuis maintenant plus de 20 ans.

Pascal Faucon - Stanford University

Pascal Faucon (Stanford University, 2014)

I. LA RECHERCHE

J’ai fait mon doctorat au Service de Physique de l’Etat CondensĂ© (SPEC) au Commissariat Ă  l’Energie Atomique Ă  Saclay oĂą j’ai ensuite Ă©tĂ© recrutĂ© comme ingĂ©nieur-chercheur au Service de Chimie MolĂ©culaire (SCM) en recherche fondamentale. J’ai Ă©tĂ© nommĂ© Professeur AssociĂ© Ă  l’UniversitĂ© Laval (Canada) en 1998 et Professeur AssociĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Cergy Pontoise en 2000. Cela fait donc plus 20 ans que je suis membre d’une Ă©quipe de recherche Ă  travers mes diffĂ©rentes expĂ©riences. 
Je tiens Ă  remercier Jean-François Baumard (1), Jacques-François Jacquinot (2), Joseph Virlet (3) , Jean-Claude Petit (4), Michel Jorda (5), et tous ceux que je ne peux citer ici qui m’ont fait confiance il y a maintenant 20 ans lorsqu’ ils m’ont accueilli parmi eux comme jeune chercheur. Ils sont mes pères et je n’oublie pas le temps qu’ils ont passĂ© Ă  essayer de me transmettre leur propre connaissance.

Un projet de vie
La recherche est avant tout une attitude permanente de questionnement. Il s’agit d’interroger sans cesse ce que nous observons pour chercher peut-être une autre explication, un autre sens aux choses. L’innovation peut venir de l’intelligence supérieure de certains esprits, mais elle vient souvent d’une approche qui consiste à quitter son univers, son domaine, sa culture pour aller à la rencontre d’un autre univers, d’un autre domaine, ou d’une autre culture.
L’histoire de la résonance magnétique nucléaire (RMN), sur laquelle mes collègues et moi même avons beaucoup travaillé au CEA, en est l’illustration. La résonance magnétique nucléaire fut l’objet d’un premier prix Nobel en 1952, celui de Felix Bloch et Edward Mills Purcell en Physique. En 1966, Richard R. Ernst, un chimiste, eut le génie de s’intéresser à cette découverte de physiciens, pour en faire une technique de caractérisation extraordinairement puissante utilisée aujourd’hui par tous les chimistes. Il reçut le prix Nobel de Chimie en 1991. En 2003, Paul Lauterbur et Sir Peter Mansfield recevront quant à eux le prix Nobel de physiologie et de médecine pour leurs découvertes qui permirent le développement de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Chacun de ces découvreurs a donc ouvert une nouvelle route. Comme Christophe Colomb, chacun a su quitter son continent disciplinaire pour aller à la rencontre d’un autre continent.

Dans le cerveau humain, ce sont les connexions entre les neurones qui permettent le développement de l’intelligence. Il nous faut quitter nos territoires, nos espaces connus pour aller à la rencontre vers d’autres mondes qui ne sont pas les nôtres. Nous ne savons jamais ce que nous allons découvrir … mais la découverte sera toujours là.

Cette démarche est bien plus qu’un projet professionnel, c’est un projet de vie. Le monde de demain est à inventer. Et pour trouver de nouvelles routes, il a besoin de chercheurs, de facilitateurs, de médiateurs …. Il a besoin d’hommes et de femmes qui ont choisi d’être des ponts.

 

II. LA FORMATION

Le chercheur n’est pas seul dans sa recherche . Il est conscient qu’il est hĂ©ritier de ceux qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ© . Comme nos pères qui nous ont transmis ce qu’ils ont dĂ©couvert, nous aimerions nous aussi pouvoir transmettre au moins Ă  nos enfants ce que nous avons appris …
Des ma première annĂ©e de doctorat, j’ai eu la chance de pouvoir enseigner. Je remercierai toute ma vie le Professeur Richard Cabrillac (6), qui en 1995, me confia mes premières heures d’enseignement Ă  l’UniversitĂ© de Cergy Pontoise . C’est encore lui en 2000 qui me proposera de devenir Professeur AssociĂ© dans cette universitĂ© Ă  laquelle je suis profondĂ©ment attachĂ©. Richard est dĂ©cĂ©dĂ© en 2005. Il nous a quittĂ© trop tĂ´t.

Pascal Faucon - directeur du CFP Talent

Pascal Faucon (Paris, 2014)

Modéliser nos expériences  pour pouvoir transmettre notre savoir

La recherche et la transmission du savoir sont intimement liées. Lorsque Einstein se met à questionner la mécanique classique de Newton , il ne s’agit pas de la démolir mais de la dépasser lorsqu’elle montre ses limites.
Le questionnement nous révèle les limites d’un raisonnement initialement non contesté. Il s’agit ensuite de reconstruire un modèle permettant de résoudre les contradictions.
La modélisation permet la transmission de la connaissance et son utilisation par autrui. Cette démarche scientifique est transposable aux sciences humaines. Il y a maintenant 15 ans que j’ai commencé à travailler sur l’internationalisation des entreprises et ses conséquences en matière de gestion des ressources humaines. Dans les processus de recrutement ou dans la prospection des entreprises à l’international, nous devons questionner nos pratiques pour trouver les raisons de nos échecs et de nos réussites . L’objectif est ainsi de construire des modèles qui doivent sans cesse être adaptés en fonction de la complexité croissante de nos environnements. Ce sont ces modèles qui nous permettent ensuite de transmettre notre retour d’expérience.

 

Transmettre Ă  l’aide des nouvelles technologies

En 1999 , après une année passée en Amérique du Nord où j’ai pu prendre la mesure du potentiel offert par les technologies de l’information, je crée 7P4 une start-up qui constituera ma première expérience entrepreneuriale. La valeur ajoutée des ingénieurs de 7P4 : développer des solutions innovantes dans des organisations complexes et internationales en inventant pour elles de nouveaux usages et de nouvelles applications des technologies de l’information pour répondre à leurs besoins.
En 2014 ce défi est plus que jamais d’actualité en particulier dans le domaine de la formation à l’international qui constitue aujourd’hui l’un de mes principaux engagements :
Comment suivre chaque personne individuellement pour que la formation soit efficace ?
Comment assurer cette formation à distance pour en limiter les coûts ?
Pour la première fois cette année j’ai pu proposer aux personnes que j’accompagne une formation s’appuyant sur la valorisation d’outils web grand public comme Youtube, Google + et Skype. La gratuité de ces outils permet de développer des formations individuelles low-cost combinant des tutoriels vidéos, une pédagogie innovante, et des entretiens permettant le suivi individuel et les échanges personnels avec chaque participant. L’efficacité de ces formations est remarquable.

Pascal Faucon Google Montain View California Silicon Valley

Pascal Faucon (Google HQ, Montain View, 2014)

Former en prenant en compte la culture de chacun

Jeune chercheur j’ai eu l’occasion d’aller de nombreuses fois aux Etats Unis à l’occasion de conférences scientifiques auxquelles je participais . L’excellence d’un conférencier ne se mesure pas de la même façon par un américain que par un japonais . Nos critères d’évaluation pédagogique ont un poids relatif les uns par rapport aux autres en fonction de notre culture. La transmission du savoir doit donc nécessairement tenir compte de la culture de chacun.
En 1986 j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Guillaume Arotcarena (7), prêtre des Missions Etrangères de Paris (MEP) , institut missionnaire présent en Asie depuis 1658. Guillaume venait d’être expulsé de Singapour où il avait crée un centre d’aide sociale pour les femmes philippines battues par leur employeur. Cette rencontre, comme de nombreuses autres faites au MEP, m’a profondément marqué. Ce fut l’origine de mon lien avec l’Asie, lien que je n’ai jamais cessé de maintenir depuis presque 30 ans.
En 2002, avec le soutien de personnalités comme Roger Fauroux (8), Jean Fayet (9), Jean-loup Dherse (10) encore Michel Camdessus (11), Guillaume m’a demandé de travailler sur la transmission de l’expérience interculturelle des MEP aux personnes qui partent aujourd’hui en Asie pour des raisons professionnelles. Depuis j’ai eu tout loisir d’observer l’impact de la culture sur la transmission du savoir ….
Prenez deux équipes, l’une japonaise , l’autre française. Sélectionnez deux excellents spécialistes des projets franco-japonais l’un japonais, l’autre français. Organisez une formation sur la gestion de projet entre les deux pays et intéressez vous aux évaluations des deux formateurs. Le formateur japonais sera mieux noté par les japonais et le français par les français. L’évaluation est toujours sincère et conduit toujours au même résultat : le contenu de la formation sera d’autant mieux compris que le formateur s’exprime dans notre langue et s’appuie sur nos références culturelles pour nous faire comprendre les différences avec les autres cultures.

 

Former en redonnant confiance en soi

Comme tout français de mon âge j’ai du faire mon service national. J’ai choisi de le faire comme objecteur de conscience . C’est ainsi que j’ai travaillé pendant deux ans comme éducateur auprès de personnes handicapées mentales. Ma première véritable rencontre avec une personne trisomique date de l’été 1989. Elle a totalement changé mon regard sur la personne et sur notre humanité. Notre force est parfois notre faiblesse . Notre faiblesse peut parfois devenir une force. C’est souvent une question de regard.
Aujourd’hui j’accompagne des personnes qui cherchent du travail. Nous avons tous des handicaps : notre âge, notre expérience, notre éducation, … Lorsque nous cherchons du travail depuis plusieurs mois, ces handicaps peuvent nous briser. Ma première mission est alors d’aider la personne à retrouver la confiance en soi-même. Qui me donnera de la valeur si j’en ai aucune à mes propres yeux ?
Ma foi profonde est que chaque personne possède des talents qui font de lui une personne unique. Mon rôle en tant que « chercheur » et « formateur » est de d’aider chacun à découvrir ses talents par la relecture de son histoire personnelle et professionnelle. C’est en prenant conscience de nos talents , en regardant positivement notre histoire, et en ayant conscience de la valeur de nos échecs et de nos réussites, que nous pouvons changer le regard de décideurs économiques et les convaincre de nous faire confiance en nous recrutant.

 

III. L’ENTREPRENEURIAT

Recherche et entrepreneuriat sont intimement liés. Ce sont deux expressions du même besoin partagé par chacun d’entre nous de créer et d’exprimer nos talents.
J’ai crée il y a maintenant 30 ans ma première organisation dont la mission était de faire du soutien scolaire. J’ai ensuite eu l’occasion de créer plusieurs sociétés tout au long de ma vie professionnelle.

 

L’optimisme , le dynamisme et l’audace

Au début des années 2000 il y avait en France comme une folie d’entreprendre . Les jeunes diplômés qui sortaient de leurs écoles ne rêvaient pas de partir à l’étranger …. ils voulaient créer leur start-up. De nombreuses grandes entreprises ont commencé alors à s’interroger :
Comment garder notre capacité à innover ?
Comment développer la dynamique d’une start-up malgré des contraintes de taille qui limitent souvent la capacité à entreprendre ?
Avec Arnaud Muret (12) , Jean-Noel Felli (13), Charles Madelin (14) ou encore Laurent Edel (15) nous avons eu l’occasion de travailler sur ces sujets pendant plus deux ans ensemble au sein de Republic Alley, l’incubateur de start-up de la Caisse d’Epargne et France Telecom.
C’est l’époque où le Président de la République Jacques Chirac (16) pouvait dire après avoir visité Republic Alley : « ce qui me frappe, c’est l’enthousiasme, le dynamisme et l’audace de ces jeunes qui représentent la nouvelle économie … Cette France optimiste, qui crée, c’est la France moderne … »
Cette époque nous a profondément marqué . C’est notre mai 68, la révolution de notre génération. Elle a changé nos vies et nous a donné le goût d’entreprendre. La moitié des ingénieurs que j’ai recrutés à cette époque pour travailler avec moi à Républic Alley ont fondé par la suite leur société dans les nouvelles technologies.

Pascal Faucon in Montain View (LinkedIn)

Pascal Faucon (Silicon Valley, 2014)

 

Aller toujours plus vite gràce au web et aux  réseaux sociaux

Lorsque Charles Bouaziz (17) était directeur général de Pepsico France il avait constaté que les commerciaux qui visitaient les distributeurs (Carrefour, Auchan, …) passaient la majorité de leur temps à faire des relevés en magasin pour informer le siège sur la situation sur le terrain. La question pratique de Charles Bouaziz était simple : Comment réduire ce temps ?
Notre réponse à cette question, objet d’un brevet, n’a été possible qu’en combinant des savoir-faire de différentes disciplines techniques , avec des équipes travaillant de façon coordonnée en différents points du globe (Europe et Asie). La recherche fondamentale est par essence interdisciplinaire et internationale. Mais dans les années 2000-2010, nous avons commencé à traiter tous les problèmes opérationnels de façon globale et interdisciplinaire dans les grands groupes , mais aussi dans les PME et les PMI.
Avec les débits croissants du web, nous avons vu la voie sur IP arriver, puis la vidéo-conférence…. Aujourd’hui chaque matin quand je commence mon travail je fais le point avec la Chine, l’Espagne ou encore l’Argentine…. Les informations qui nous permettent de travailler en projet sont stockées aux USA. Nos clients sont partout dans le monde. Ils nous ont connus grâce au web et nous ne les rencontrons physiquement . Nous recrutons dans le monde entier, sans limite géographique ,grâce aux outils que nous offre le web dans le monde entier sans limite géographique .
Avant les années 2000, le secret était la meilleure arme de l’entrepreneur pour se protéger … Aujourd’hui c’est la vitesse de réalisation de son idée qui est déterminante . Comment accélérer ? Comment aller plus vite ? En trouvant les partenaires technologiques et commerciaux les plus compétitifs …. Les années 2000-2010 ont bouleversé notre vision. En 2001 toute mon équipe d’ingénieurs travaillait déjà en système d’exploitation ouvert, développant des solutions « Open Source » (logiciels libres de droits). En 2004 j’étais déjà sur Viaduc (le premier réseau social de professionnels en France devenu aujourd’hui Viadeo). En 2006 je créais mon compte LinkedIn où j’ai aujourd’hui plus de 10 000 contacts. Avec de nombreux entrepreneurs du web nous avons compris à cette époque que partager nos réseaux et nos informations pouvait nous aider à aller plus vite . Bien sûr ne soyons pas naifs , nos concurrents peuvent exploiter ces informations. Notre seule option pour réussir : aller plus vite qu’eux, toujours plus vite …. Si vous cherchez des clients, des investisseurs, des partenaires , ou encore du travail, ce n’est pas en supprimant votre présence sur le web et sur les réseaux sociaux que vous allez réussir, mais en la renforçant .

 

Renforcer sa légitimité pour réussir

En 2003, Bruno Gerard (18) créait la société Oxand. Il est venu me voir pour que je l’aide à trouver des clients hors de son cercle de contacts. J’ai alors activé mon réseau en utilisant le fait qu’EDF était au capital de sa société et qu’elle valorisait 50 ans de gestion patrimoniale du parc d’infrastructures hydrauliques et nucléaires d’EDF. Cette présentation de la société change tout pour contacter des décideurs . Iriez vous confier vos infrastructures pétrolières, aéroportuaires ou encore vos autoroutes à un entrepreneur qui démarre ? Bien sûr que non …. Tout commence par votre manière de de présenter le projet entrepreneurial.

Lorsque nous avons réfléchi avec Guillaume Arotçarena (7) sur la manière de convaincre les entreprises et les ONG de nous faire confiance pour la formation interculturelle de leurs managers , nous avons choisi d’abord de convaincre des personnalités économiques pour qu’elle renforce la légitimité de ce projet. Ce travail sur le dialogue des cultures poursuivi après le départ de Guillaume en 2007, a reçu par la suite le soutien institutionnel de l’UNESCO et de ses directeurs généraux , Koïchiro Matsuura (19) et Irina Boukhova (20). C’est l’UNESCO qui nous a encouragés a faire le lien entre les jeunes talents issus de toutes les cultures et les entreprises d’aujourd’hui qui sont en une dynamique d’internationalisation. L’ensemble des parrainages que nous avons reçus nous ont aidés à rendre cette aventure légitime et crédible. Depuis 20 ans je n’ai jamais été seul. Le CEA , la communauté européenne, l’UNESCO, les universités de Cergy Pontoise et Laval (Canada) furent « mes parrains » et je leur en suis reconnaissant.
La légitimité est avant tout une question de marketing personnel de l’entrepreneur. Elle se démontre par la relecture de son histoire qui en montre la cohérence . La légitimité est ensuite une affaire de communication via les réseaux sociaux et sur internet pour que vos futurs clients, vos futurs parrains, ou vos futurs recruteurs vous identifient vous comme l’un des experts sur la question pour laquelle vous les contactez.

 

IV. L’INTERNATIONAL

C’est le dernier pilier de ma carrière professionnelle. Mes parents ont leurs racines en France. Mon village natal est donc la France . Mais ce village est devenu l’Europe pour la famille que j’ai fondée puisque ma femme est espagnole . J’ai vécu en Amérique du Nord où la science m’a conduit. Ma rencontre avec les Missions Etrangères en 1986 m’a amené à tourner mon regard vers l’Asie avec laquelle je travaille depuis 15 ans. A l’été 2013 , l’un de mes fils me faisait remarquer que notre famille était devenue internationale avec un enfant par continent (Afrique, Europe, Océanie, Amérique) . En 30 ans mon village est devenu la planète comme pour beaucoup d’entre nous.

 

Pas de rĂ©ussite Ă  l’international sans facilitateurs
Imaginez vous Responsable d’une entreprise à Rouen, ville que je connais bien et que j’aime beaucoup. Si vous recrutez des rouennais, je vous annonce que dans 5 ans, votre sphère d’influence économique se résumera à la Normandie. Si en revanche vous commencez à recruter des jeunes russes, des jeunes chinois, des américains ou encore des indiens, …. votre sphère d’influence va devenir le Monde. Sans que vous quittiez Rouen, sans que vous n’ayez à investir massivement dans des missions de prospection tout azimut, vous allez devenir une entreprise globalisée.
L’internationalisation commence par le choix de vos collaborateurs. Dites moi qui vous recrutez, et je vous dirai qui vous serez demain.
Vous allez me dire : Mais c’est très simple alors ….« Il nous suffit de recruter des profils internationaux pour réussir notre mutation dans la globalisation ? » Non …. Cela ne suffit pas…. il faut encore que vous soyez capable de les intégrer. Avec le CFP Talent , nous plaçons chaque année environ 200 profils internationaux dans des entreprises. Nous avons constaté à la fois des très beaux succès , comme des échecs. Créer localement des équipes globales est un défi humain. Chaque accueil d’une personne d’une autre culture nous questionne et questionne nos organisations. J’ai vu un jeune chinois arriver dans une PME, rapporter en 4 mois 1 million d’Euros à la PME, sauver 200 emplois industriels …. et pourtant échouer son intégration au bout de 18 mois parce qu’au fond son manager n’arrivait pas à lui faire confiance . Avec le temps la relation n’y a pas résisté.
Les relations humaines, à l’image des hommes et les femmes, sont fragiles. Elles se travaillent dans le temps. Elles reposent sur l’empathie les uns pour les autres. Elles supposent humilité , questionnement, écoute, et dialogue… Nous devons apprendre à nous questionner , remettre en cause nos modèles. C’est un travail pour celui qui accueille et celui qui est accueilli. Il nous faut nous humaniser, et humaniser notre entreprise.


Profession de foi

Sous la responsabilité de Claude Gewerc (21), je fus pendant deux années directeur du développement économique de la région Picardie. Comment faire de la mondialisation une opportunité pour cette région et non une descente aux enfers ? Cette question est la même pour chacun de nous . Avec mes forces et mes faiblesses , comment réussir à trouver ma place dans ce monde global devenu chaotique ?
Je suis profondément convaincu que les inégalités futures se situeront entre ceux qui profiteront de la mondialisation et ceux qui la subiront. Pour lutter contre ces inégalités à venir, il nous faut préparer nos enfants au monde de demain…
Plus nos enfants parleront de langues, plus leur liberté sera grande.

Plus nos enfants auront d’expériences professionnelles dans des pays divers et variés au cours de leur formation, plus les portes des entreprises s’ouvriront à eux.

Plus nos enfants connaitront d’aventures interculturelles, mieux ils seront armés pour inventer le monde de demain.

Plus nos enfants connaîtront d’autres cultures, mieux ils connaitront la leur.

 

Je dois m’arrêter là mais je ne peux finir sans vous remercier vous tous mes amis , collègues, partenaires qui m’ont accompagné et aidé depuis plus de 25 ans dans mes différentes expériences professionnelles. Je n’ai pas pu tous vous citer , mais sans vous , rien n’aurait été possible et j’espère pouvoir encore longtemps continuer à construire des projets avec vous. Ensemble humanisons la mondialisation.

 

A propos de Pascal Faucon – Paris, Juin 2014
Me contacter : cliquer ici

 

Personnes citĂ©es  dans l’article

(1) Jean-François Baumard : Professeur émérite des universités, ancien directeur scientifique adjoint au département scientifique « Chimie » du CNRS. Jean-François Baumard fut avant tout mon professeur de chimie du solide. Il a encadré mon DEA et fut le président de mon jury de thèse . Ses enseignements étaient d’une pédagogie absolument remarquable.

(2) Jacques-François Jacquinot : Ancien ingénieur-chercheur au Service de Physique de l’Etat Condensé du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), spécialiste du magnétisme nucléaire. Jacques-François Jacquinot a coencadré mon doctorat au CEA. Ses encouragements et son accompagnement furent déterminants dans la réussite de mon doctorat.

(3) Joseph Virlet : Ancien ingénieur-chercheur au Service de Chimie Moléculaire du CEA, spécialiste de la Résonance Magnétique Nucléaire du Solide. Joseph Virlet a coencadré ma thèse. Brillant scientifique, sa rigueur pour lui même et pour ses collaborateurs ont marqué tous ceux qui sont passés par son école.

(4) Jean-Claude Petit : Ancien directeur des programmes du CEA. Jean-Claude Petit m’a recruté au CEA à l’issue de mon doctorat. Homme de sciences et de lettres, Jean-Claude a consacré sa vie au service de la recherche fondamentale et des intérêts de la France.

(5) Michel Jorda : Ancien directeur du programme “Sûreté de la gestion des Déchets Radioactifs” à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). Ancien Professeur Associé à l’Université de Cergy Pontoise. Michel Jorda a coencadré ma thèse. Nous sommes par la suite devenus des collègues et amis.

(6) Richard Cabrillac : Ancien Professeur des universités, Richard Cabrillac fut mon directeur de thèse. C’est Richard Cabrillac en 2000 qui m’a encouragé à candidater au poste de Professeur Associé à l’Université de Cergy Pontoise en 2000. Décédé en 2008 je suis particulièrement reconnaissant à Richard Cabrillac d’avoir toujours soutenu mon travail de recherche. Paix à son âme. Ce fut un grand homme et l’Université de Cergy Pontoise lui doit beaucoup.

(7) Guillaume Arotcarena : Prêtre des Missions Etrangères de Paris (MEP) envoyé en mission à Singapour, en 1972. Il y restera jusqu’en 1989. Reconverti dans le journalisme, il dirigera jusqu’en 2007, pour le compte des MEP, l’agence de presse Églises d’Asie (EDA), spécialisée dans l’information religieuse en Asie. J’ai travaillé avec Guillaume prenant 5 ans pour créer et développer des formations interculturelles destinées aux entreprises et aux ONG. Guillaume est un ami depuis maintenant bientôt 30 ans.

(8) Roger Fauroux : Ancien président-directeur général du Groupe Saint-Gobain, il fut ministre de l’industrie, du commerce extérieur et de l’aménagement du territoire pendant le second mandat de François Mitterand. Membre du conseil d’orientation du Centre François Pallu, fondé par les Missions Etrangères de Paris en 2003, Roger Fauroux a apporté son soutien à notre action pour développer des formations interculturelles humanistes auprès des entreprises et des ONG françaises travaillant en Asie.

(9) Jean Fayet : Ancien Pdg de Siemens Automotive Monde, Jean Fayet fut le Président d’Initiatives et Changement, ONG dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) des Nations Unies. Décédé en 2011, Jean Fayet fut un grand humaniste. Il n’a jamais cessé de m’encourager dans cet engagement que nous avions en commun pour le dialogue des cultures et des religions.

(10) Jean-loup Dherse : Ancien vice-président de Banque mondiale, membre du conseil d’orientation du Centre François Pallu, Jean-loup Dherse nous encouragea dès 2003 à développer des formations interculturelles humanistes auprès des entreprises et des ONG françaises travaillant en Asie. Décédé en 2010, Jean-loup Dherse fut membre du Conseil pontifical “Cor Unum”. L’éthique dans la globalisation était pour lui la réponse face aux menaces qui découlent de cette globalisation.

(11) Michel Camdessus : Ancien Directeur général du Fonds Monétaire International pendant 13 ans, il fut également Gouverneur honoraire de la Banque de France. Membre du conseil d’orientation du Centre François Pallu, Michel Camdessus apporta son prestige et sa renommée pour nous aider à convaincre les entreprises qui se globalisent à intégrer les différences interculturelles pour construire des projets internationaux durables et socialement responsables.

(12) Arnaud Muret : Depuis ses travaux de recherche en sociologie de l’innovation commencé au CEA il y a maintenant presque 15 ans nous avons eu l’occasion de travailler ensemble sur de nombreux projets liés à l’économie de la connaissance. Il fut mon plus précieux soutien lorsque j’ai assuré pendant 2 ans la responsabilité du développement économique à l’international de la région Picardie.

(13) Jean-Noel Felli : Directeur du Master Spécialisé en Marketing Management de l’ESSEC, consultant en stratégie d’entreprise, Jean-Noel a codirigé Republic Alley . Je lui suis reconnaissant de m’avoir encouragé et soutenu avec Charles Madelin, à l’époque où je démarrai ma première aventure dans les nouvelles technologies.

(14) Charles Madelin : Associé chez Balthazar, ancien consultant chez Bossard Consultants et Gemini Consulting. Entrepreneur, Charles a codirigé Republic Alley.

(15) Laurent Edel : Fondateur de Republic Alley, nous partageons avec Laurent la même conviction que le voyage est source d’inspiration, de créativité et d’idées nouvelles pour entreprendre.

(16) Jacques Chirac : Lorsqu’il était Président de la République, Jacques Chirac est venu visiter République Alley. Il ne fut pas le seul homme politique. C’est à cette époque que j’ai rencontré pour la première fois Valérie Pecresse et Laurent Fabius qui sont eux aussi venus nous rendre visite pour découvrir cet esprit de la silicon valley qui soufflait soudain sur Paris.

(17) Charles Bouaziz : Président des alumni de l’ESSEC, ancien directeur général de Pepsico France, Charles est un humaniste, passionné d’innovation, qui a toujours cherché à encourager et promouvoir les entrepreneurs. Je lui suis reconnaissant pour sa fidèle amitié.

(18) Bruno GĂ©rard : Fondateur d’ Oxand, sociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie spĂ©cialisĂ©e dans la gestion patrimoniale d’infrastructures, Bruno a su brillamment dĂ©velopper cette sociĂ©tĂ© qui est aujourd’hui prĂ©sente en AmĂ©rique et en Europe avec de nombreux experts qui travaillent pour les plus grands groupes.

(19) Koïchiro Matsuura : Ambassadeur du Japon à Paris de 1994 à 1999, il fut directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) de 1999 à 2009. Gràce à la pianiste chinoise Chow Chy Ling, il fut le premier directeur général de l’UNESCO a soutenir notre travail sur le dialogue des cultures.

(20) Irina Boukhova : Directrice générale de l’UNESCO depuis 2009, c’est sous son mandat que nous avons organisé en 2012 à l’UNESCO une série de colloques sur la diversité culturelle. Ces colloques n’auraient pas pu voir le jour sans mon ami François Dussauge et le soutien de la commission nationale française pour l’UNESCO, ainsi que le CCIC.

(21) Claude Gewerc : Président du conseil régional de Picardie. Quand j’étais en poste comme directeur du développement économique de la région Picardie, Claude Gewerc assurait lui même le suivi de la politique économique de la région.