J’ai tapé “HEC” dans LinkedIn, voici ce que je n’ai pas trouvé

By Pascal Faucon

Les Echos Pascal Faucon HEC
 
Les dirigeants des entreprises américaines communiquent de plus en plus à leurs clients, à leurs salariés ou encore à leurs actionnaires via les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn. Qu’en est-il des dirigeants des grandes écoles ?

À l’heure où Peter Todd prend la tête de HEC, avec un excellent track-record financier sur son précédent poste à McGill, c’est l’occasion de faire un point sur la présence de HEC sur LinkedIn, réseau social où sont présents la plupart des dirigeants internationaux.
 

La communauté “HEC” sur LinkedIn

 
“HEC” est mentionné sur environ 200.000 profils. Cette communauté à titre indicatif est 4 fois plus importante que celle de l’ESSEC ou de l’ESCP, mais trois fois moins nombreuses que celle de Harvard. La marque “HEC” est donc la marque de “business school française qui rayonne le plus sur LinkedIn.
Peter Todd sur LinkedIn
Si on s’intéresse maintenant au nouveau patron de HEC sur ce réseau social, aucun “Peter Todd” ayant la mention HEC dans son profil n’existe sur LinkedIn en date du 23 septembre 2015. En revanche, Peter Todd comme “Professor and Dean at McGill Unversity” est bien présent, avec un seul contact et un profil minimaliste. Peter Todd a clairement fait le choix de la discrétion, voire de l’anonymat.
 

La valeur d’une communauté

 
C’est d’abord une manière de mesurer l’influence de l’École pour de futurs candidats. Si la communauté de HEC est 4 fois plus importante que celle de l’ESSEC, c’est un critère important dans la décision de suivre une formation dans l’une des deux écoles. On sait tous que l’appartenance à une communauté d’anciens élèves est un outil très précieux pour se créer des opportunités professionnelles. C’est d’autant plus vrai que cette communauté est étendue, qualifiée et internationale.
 

Fundraising

 
Une université ou une école ont finalement deux possibilités pour lever des fonds pour leur fondation : les grands donateurs et la communauté. Obama possède sur LinkedIn une communauté de 2,5 millions de professionnels. Cette base lui a permis de lever beaucoup d’argent pour ses campagnes en travaillant sur des dons de faibles montants, mais nombreux. C’est une base qu’une école comme HEC peut exploiter à condition que ses leaders soient visibles.
 

Quelle place pour le directeur général sur les réseaux sociaux ?

 
C’est finalement la question que pose Peter Todd. Doit-il s’effacer au profit de l’institution qu’il représente ou l’incarner ? Tout dépend peut-être de sa stratégie pour lever de l’argent. Mais au-delà du fundraising, n’a-t-il pas aussi une vision à partager avec sa communauté et nous tous, pour nous aider à imaginer l’éducation de demain ? Dans ce cas, sa présence sur LinkedIn me semble indispensable.
 
Pascal Faucon