Le 28 Mai je serai un Iron Man

By Pascal Faucon

Cet article n’est pas mon histoire, mais celle de Gilles,un ami. Je voulais vous la partager parce qu’elle montre l’importance de la motivation dans nos projets, nos engagements. C’est la motivation qui nous fait gagner lorsque le défi est immense.

 

Le défi de Gilles

 
Gilles a fait sa carrière dans la restauration. La culture propre à ce secteur, le rythme dans lequel on y travaille, la rigueur exigée pour y réussir lui ont toujours plu. C’est à 49 ans que Gilles a commencé à faire du sport. Il y a pris goût et comme un défi lancé à lui même, il a décidé qu’il pouvait devenir un «Ironman».Ce terme est réservé aux sportifs qui ont réussi à terminer un triathlon d’une distance XXL :

  • 3.8km de natation
  • 180km de vélo
  • 42km de course à pied (marathon)

 
Après 6 mois de préparation exclusivement dédiée à ce projet, le 28 mai 2016, Gilles est devenu à 54 ans un “Ironman”.

 

Son feedback

 
J’ai demandé à Gilles de nous donner son retour d’expérience sur ce défi :
 

Quelles ont été les dates importantes de la préparation ?

 

  • L’inscription à l’épreuve s’est faite le 5 janvier 2016.
  • En janvier, l’entrainement a commencé vraiment. Des entrainements avec le club, l’inscription à des Trail long (33km, plus de 5h), des randonnées à vélo très longues (200km), des séances de piscine de 4 km. J’ai eu besoin de voir si j’étais capable de tenir les distances de l’épreuve.
  • Le 29 février j’ai mis en place un tableau sur lequel je notais les distances de chaque entrainement. Le but de ma préparation était de réaliser chaque semaine la distance de l’épreuve. C’est un des conseils que j’ai eu et que j’ai décidé de suivre. Il n’était pas évident à respecter, surtout avec la météo de la période hivernale et avec la fatigue que l’entrainement engendrait, mais cela a fonctionné.
  • Le 4 avril, j’ai commencé un régime. Il fallait perdre du poids (je pesais 91kg, c’est lourd ) sans perdre du muscle
  • Le 23 avril je suis parti pour une semaine d’entrainement à vélo et piscine avec mon club.
  • Le 16 mai j’ai commencé à diminuer progressivement l’entrainement pour ne plus me fatiguer. Ce n’est pas évident à admettre, mais indispensable si on ne veut pas arriver fatigué à l’épreuve.
  • Le 26 mai je pesais 85kg, c’était encore lourd, mais cela convenait
  • Le 28 mai, 07h00 c’est le départ de l’épreuve, enfin !!!
  • Le 28 mai 20h30’01’’ , j’ai passé la ligne d’arrivée après 13h30’01’’. Je suis 280e sur 322 finisher et environ 390 au départ. C’est un très bon temps lorsqu’avant tout le but était de finir avec un temps estimé de 14h et 15h.

 
 

Qu’avez-vous appris de la préparation ?

 
Elle a été passionnante : on se renseigne beaucoup… On teste soi-même des choses qui fonctionnent, d’autres non . C’est très fatigant, mais on finit par trouver des solutions pour récupérer plus vite. La course est comme un examen, un peu de stress sur la ligne de départ, mais surtout une libération. Le résultat est la récompense de tout votre temps passé à l’entrainement.
 

Quelles leçons à tirer pour la vie ?

 
Ce défi m’a donné une formidable énergie. Il permet de garder une image positive de soi, grandie lorsque le projet aboutit. La question ne s’est jamais posée de savoir si j’allais finir la course. La question était « quels moyens j’allais trouver pour finir ». C’est une expérience que l’on vit seul, mais le soutien, les conseils des autres vous permettent de l’apprivoiser, de la rendre « possible ». La bienveillance du groupe aide beaucoup.


 
 

La motivation est essentielle pour réussir

 
Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à des défis que nous souhaitons relever :

  • Créer et développer une société
  • Partir vivre et travailler à l’étranger
  • Réussir des études

 
Ce sont là des exemples que je vois quotidiennement, mais il y en a bien d’autres. La question que Gilles nous pose est : quelle motivation avons-nous pour les réussir ? Quels moyens nous donnons-nous pour courir nos jeux olympiques ? Quels sacrifices sommes-nous prêts à faire pour passer la ligne d’arrivée ? Quelle est au fond notre motivation ?
 
Pascal Faucon – Le 28 Mai je serai un Iron Man
 
 

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