Donner à chaque entreprise le pouvoir de séduire ses prospects

By Pascal Faucon

«Donner à chaque entreprise le pouvoir de séduire ses prospects»

 
Interview de Nicolas Wallyn , Fondateur et Dirigeant, de  NOMMART, Cabinet Conseil en nommage (création de noms et de marques).
 
 

Comment a commencé votre histoire ?

 
Mon cursus a longtemps été double, cumulant la formation et l’expérience marketing-publicité, et l’engagement dans le cinémaJ’ai longtemps oscillé entre les deux univers. D’une part, j’ai dirigé des grands comptes internationaux dans le déploiement de leur communication, en France, en Europe, voire dans le monde (Essilor, Honda, le groupe Castel ou des marques du groupe L’Oréal). Et d’autre part, j’ai dirigé des projets audiovisuels, oeuvrant régulièrement comme réalisateur ou assistant-réalisateur sur des fictions cinéma ou TV. J’avoue qu’à un moment, j’ai hésité entre les deux parcours, c’était parfois un casse-tête parce qu’il y avait une excitation dans les deux cas !
 
 

Quels en ont été les faits marquants ?

 
J’ai fini par me rendre compte avec bonheur que mes compétences se retrouvaient dans mes deux passions, communication ou cinéma : raconter des histoires, les rendre désirables, et provoquer une émotion auprès du public. Avec mon équipe, j’ai ainsi créé des concepts de communication qui permettaient d’exprimer un positionnement percutant chez certains annonceurs, et j’ai écrit et/ou dirigé des films qui touchaient les spectateurs au coeur. J’ai réalisé qu’un bon pitch de scénario et un bon concept publicitaire étaient issus du même principe universel de «concept central», qu’il faut dégager avec précision pour bâtir une histoire forte. Cela m’a amené à spécialiser mon action auprès des entreprises en créant NOMMART : trouver l’épure, l’ADN de l’offre, l’exprimer de façon tranchante via le positionnement, le nom, la signature ou ensuite, l’histoire de l’entreprise ou du produit.
 
 

Quelle est la vision du monde qui vous anime aujourd’hui ?

 
Ma conviction est qu’il faut toujours faire confiance à la créativité marketing et humaine, qu’il faut la soutenir face à la réalité stérile des courbes financières passées. Et je suis ravi de voir que c’est ce qui se passe dans les différentes pépinières et incubateurs aujourd’hui. Je m’inquiétais il y a quelques années en voyant l’approche financière stériliser largement la vision créative du marketing. Cela reste toujours vrai aujourd’hui dans certains secteurs comme le cinéma (les fictions se limitent trop souvent à des adaptations, remakes, n-ièmes opus de licences «essorées» car la rentabilité d’une recette éprouvée semble être l’unique critère d’entreprise des studios), mais je constate un mouvement inverse dans nos start-up et autres créations d’entreprises. Cela me réjouit car cela veut dire que l’on fait toujours confiance à l’innovation comme relais de croissance. A titre personnel, j’en suis heureux car cela veut dire qu’il y a toujours de nouvelles histoires à raconter et à valoriser auprès du public. La finance regarde trop dans le rétroviseur pour se rassurer sur le futur, alors que le marketing essaie de voir au-delà de l’horizon.
 
 

Quel est votre rêve ?

 
Je rencontre beaucoup d’équipes avec des projets formidables. Mon travail, qu’il soit en création de nom, ou dans la création d’un pitch-deck ou d’une plateforme de marque, est d’aider les entrepreneurs à y voir clair. Les idées sont parfois là, mais dans un bouillonnement créatif qui les rend difficile d’accès pour le public (et même les partenaires financiers). Avec mon équipe, nous travaillons sur la clarification de l’offre, et parfois même, sur la modification de celle-ci ! Oui, il nous arrive parfois de convaincre un entrepreneur de simplifier son produit, ou de le rendre plus appétant par l’adjonction de possibilités, par une plus forte humanisation (exemple : une meilleurs scénario de chatbot), ou par de la gamification. Dans tous les cas, ma passion est d’apporter de l’émotion à ces projets, parce que c’est l’une des facettes qui passionne le plus les publics, clients finaux ou partenaires. Si vous me racontez une histoire qui me fait vibrer le coeur, j’ai envie de vous écouter !
 
 

Pourriez vous expliquer avec vos mots ce que nous avons fait ensemble ?

 
Dans un schéma classique, j’avais le savoir-faire, mais même en tant qu’ancien publicitaire, je n’avais pas la bonne approche de faire-savoir en réseau ! CFP Talent m’a permis

  • de prendre la parole de façon différente sur les réseaux, et notamment LinkedIn.
  • de partager mon approche et mon savoir avec des publications ouvertes qui aident la communauté.
  • de prendre contact avec des dirigeants pour échanger de façon fructueuse
  • de mieux faire connaître mon offre.
  • et de manière générale, d’avoir une approche décomplexée et claire des réseaux sociaux.

 
 

Qu’auriez vous à dire à nos communautés respectives ?

 
Je tire un ressenti très positif du partage de savoir sur LinkedIn. C’est une façon de transmettre qui est gratifiante, qui aide la communauté, et qui participe à ce principe qu‘en donnant, on peut éventuellement recevoir. Et c’est ce qui se passe dans mon cas. Je publie des analyses marketing qui peuvent apporter une réflexion chez certains dirigeants, c’est un peu comme enseigner. Il m’arrive d’être consulté sur certaines problématiques de marques. Bref, LinkedIn a beau être un réseau électronique, il est finalement très humain.
 
Interview réalisée par Pascal Faucon, Responsable du programme CFP TALENT